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Recommandations d'Améliorations Énergétiques

Publié le 19 Mars 2025

1. Isolation des planchers bas

Les planchers bas sont responsables de 5 à 20 % des déperditions thermiques dans un logement. L’objectif est d’atteindre une résistance thermique R ≥ 4 m².K/W pour viser la performance BBC Rénovation. En sous-face, dans les caves ou vides sanitaires accessibles, on privilégiera des isolants biosourcés comme la laine de bois ou le liège expansé (λ ≈ 0,040 W/m.K) avec une épaisseur de 12 à 16 cm. En cas d’humidité, on optera pour des matériaux imputrescibles comme le polystyrène extrudé (XPS) avec une épaisseur réduite de 8 à 10 cm (λ ≈ 0,030 W/m.K). La mise en œuvre doit être continue, avec traitement des ponts thermiques périphériques, et laisser les réseaux accessibles. Un bon calfeutrement garantit également une meilleure étanchéité à l’air.

2. Isolation des planchers hauts / combles

L’isolation des planchers hauts, notamment des combles perdus, représente un fort levier d’économie, les déperditions pouvant atteindre 30 %. Pour les combles, on vise R ≥ 7 m².K/W. En matériaux biosourcés, la ouate de cellulose en vrac (λ ≈ 0,040 W/m.K) soufflée sur 30 cm offre un excellent déphasage thermique (8 à 12 h). Pour les rampants de toiture, R ≥ 6 m².K/W est recommandé avec 20 à 25 cm de laine de bois posée en deux couches croisées. Une membrane frein-vapeur hygro-variable est indispensable côté chaud, avec soin des jonctions pour assurer l’étanchéité à l’air. En toiture terrasse, seule l’isolation par l’extérieur est conforme (type XPS ou PUR), avec R ≥ 7,5 m².K/W selon faisabilité.

3. Isolation des murs

Les murs peuvent représenter jusqu’à 25 % des pertes thermiques. L’objectif est d’atteindre R ≥ 4 m².K/W avec matériaux adaptés à la gestion de l’humidité (migration de vapeur). En isolation intérieure, on privilégiera la fibre de bois semi-rigide avec un frein-vapeur hygro-variable soigneusement posé (Sd adapté). Une épaisseur de 16 cm de fibre de bois (λ ≈ 0,040 W/m.K) permet d’atteindre cet objectif. En cas de manque de place, un isolant plus performant (λ ≈ 0,030 W/m.K) comme le liège expansé ou le polyuréthane peut être envisagé (épaisseur réduite à 12 cm). En isolation extérieure (ITE), la performance thermique est associée à un meilleur traitement des ponts thermiques linéiques, avec bardage ou enduit sur isolant.

4. Remplacement des menuiseries

Les menuiseries (fenêtres, portes) peuvent être responsables de 10 à 15 % des déperditions thermiques. Le remplacement vise un Uw ≤ 1,3 W/m².K pour les fenêtres (avec Sw ≥ 0,3 pour conserver les apports solaires), et Ud ≤ 1,7 W/m².K pour les portes. Le triple vitrage (Ug ≈ 0,7 W/m².K) est réservé aux façades Nord ou altitude élevée, sinon le double vitrage performant (Ug ≈ 1,1 W/m².K) suffit. Le choix de matériaux biosourcés (menuiseries bois, bois/alu) est recommandé pour leur faible énergie grise. Il est impératif de traiter l’étanchéité à l’air en périphérie (compribandes, bandes adhésives) et prévoir les entrées d’air hygroréglables si VMC simple flux.

5. Production d’eau chaude sanitaire (ECS)

Après rénovation, l’ECS peut représenter jusqu’à 50 % de la consommation énergétique. Les systèmes doivent être choisis en fonction du profil de consommation et de l’énergie disponible. Pour un logement rénové, le chauffe-eau thermodynamique (CET) est très efficace, avec un COP ≥ 2,5 et une consommation divisée par 2 à 3 par rapport à un cumulus électrique. Les ballons solaires (CESI) sont aussi performants, notamment en couplage avec chaudières bois ou PAC. La température de stockage doit être maintenue à 55-60°C pour limiter les risques sanitaires (légionelles). Un bon calorifugeage des tuyaux (R > 4) et un dimensionnement adéquat du ballon (150 L pour 2-3 pers.) garantissent confort et efficacité.

6. Production de chauffage

Le choix du chauffage dépend de la puissance déperditive post-rénovation. L’installation doit être dimensionnée avec précision (pas de surpuissance) et viser des émetteurs basse température (radiateurs dimensionnés ou plancher chauffant). Les systèmes les plus adaptés sont la chaudière à granulés (rendement ≥ 90 %, régulation automatique) et la pompe à chaleur (PAC) air/eau (COP ≥ 3). En logement très performant, un poêle bois bouilleur peut suffire, couplé à un ballon tampon. La régulation programmable par zone est indispensable, tout comme le calorifugeage des réseaux en volume non chauffé.

7. Refroidissement / confort d’été

Le confort d’été est assuré par un bon déphasage thermique (> 10 h) grâce aux isolants denses (fibre de bois, ouate de cellulose). Une ventilation nocturne efficace, associée à des protections solaires extérieures (volets, brise-soleil), limite les surchauffes. En cas de besoin, un ventilo-convecteur réversible ou une PAC réversible peut être installée, mais le besoin de climatisation doit être minimisé. Une VMC double flux avec bypass contribue aussi au rafrâichissement nocturne, tout en maintenant la qualité de l’air.

 

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