Le Diagnostic Technique Global (DTG) a été instauré par la loi Alur (loi n° 2014-366) du 24 mars 2014, relative à l'accès au logement et un urbanisme rénové. Cette loi vise à améliorer la gestion et l'entretien des immeubles en copropriété.
L’ Article L 731-1 de cette loi précise les 4 composantes obligatoires d’un D.T.G. Quelles sont elles ?
L'Article L.731-1 du Code de la construction et de l'habitation (introduit par la loi Alur) définit les quatre composantes obligatoires du Diagnostic Technique Global (DTG). Voici les éléments qu'il doit impérativement inclure :
1. Analyse de l'état apparent des parties communes et des équipements communs :
Cette analyse vise à évaluer l’état général de l’immeuble, notamment pour identifier les éventuelles pathologies structurelles ou dégradations visibles.
2. État de la situation juridique et technique de l'immeuble au regard des obligations légales et réglementaires :
Cela inclut un contrôle de la conformité de l'immeuble avec les normes en vigueur (sécurité, accessibilité, etc.) et une vérification de la régularité de l'immeuble au regard des lois.
3. Diagnostic de performance énergétique (DPE) :
Lorsque l’immeuble est à usage principal d’habitation, le DTG doit comporter un diagnostic de performance énergétique pour évaluer la consommation d’énergie et proposer des solutions de rénovation énergétique.
4. Évaluation des travaux nécessaires à la conservation de l'immeuble et estimation de leur coût :
Il s'agit d'établir une liste des travaux nécessaires pour maintenir l’immeuble en bon état, garantir la sécurité des occupants, et éventuellement réaliser des rénovations. Cette évaluation inclut une estimation financière et une projection sur les dix prochaines années.
L‘Article L 731-2 précise le moment précis auquel doit être présenté le D.T.G? De quel moment s’agit il ?
Le DTG doit être présenté à l’assemblée générale des copropriétaires qui suit sa réalisation. Cela permet aux copropriétaires de prendre connaissance du contenu du diagnostic, des éventuels travaux à prévoir, et des coûts estimés.
L’ Article L 731-4 précise quel type d’immeuble et dans quel cas le D.T.G doitée être réalisé
L'Article L.731-4 du Code de la construction et de l'habitation précise les cas et types d'immeubles pour lesquels le Diagnostic Technique Global (DTG) doit être réalisé. Voici les détails :
Types d’immeubles et cas où le DTG est obligatoire :
1. Immeubles de plus de 10 ans mis en copropriété :
Le DTG est obligatoire lorsque le propriétaire d'un immeuble (non encore en copropriété) décide de le diviser en lots pour créer une copropriété. Cette exigence permet d’évaluer l’état de l’immeuble avant sa mise en copropriété.
2. Immeubles pour lesquels l’assemblée générale des copropriétaires décide de réaliser un DTG :
Dans ce cas, le DTG n’est pas obligatoire mais résulte d’une décision collective des copropriétaires, généralement pour anticiper les travaux nécessaires et améliorer la gestion de l’immeuble.
3. Immeubles faisant l’objet d’une procédure pour insalubrité ou danger :
Lorsque l’immeuble est concerné par une procédure au titre des articles L.1331-26 (insalubrité) ou L.511-2 (danger imminent), le DTG doit être réalisé pour évaluer précisément les travaux nécessaires à la mise en sécurité ou à la réhabilitation de l’immeuble.
1. Préservation du patrimoine bâti
• Anticiper la dégradation des immeubles : Le DTG permet d'évaluer l’état général des bâtiments et d’identifier les pathologies ou dégradations, garantissant ainsi leur pérennité.
• Conservation des parties communes : En informant les copropriétaires sur les travaux nécessaires, il vise à prévenir une détérioration qui pourrait entraîner des coûts plus élevés à long terme.
2. Amélioration de la sécurité
• Assurer la conformité réglementaire : En vérifiant la situation technique et juridique des immeubles, le DTG garantit qu’ils respectent les normes de sécurité et de salubrité.
• Protection des occupants : Identifier les risques structurels ou techniques pour garantir un cadre de vie sécurisé.
3. Meilleure gestion des copropriétés
• Informer les copropriétaires : Le DTG donne une vision claire et précise de l’état de l’immeuble, permettant une prise de décision éclairée lors des assemblées générales.
• Planification des travaux : En proposant un plan prévisionnel sur 10 ans, il facilite une gestion budgétaire efficace et évite les décisions hâtives ou mal préparées.
4. Favoriser la rénovation énergétique
• Réduction des consommations énergétiques : Le diagnostic intègre une évaluation de la performance énergétique pour encourager des rénovations visant à améliorer l’isolation et réduire les dépenses énergétiques.
• Lutte contre le changement climatique : En favorisant la transition énergétique, il contribue aux objectifs environnementaux nationaux et européens.
5. Prévention des litiges
• Clarifier les responsabilités : En identifiant les travaux nécessaires avant la mise en copropriété ou en cas de litige, le DTG réduit les risques de désaccords entre copropriétaires.
• Assurer une transparence juridique : Notamment lors de la création de copropriétés ou dans les procédures liées à l’insalubrité.

Le Diagnostic Technique Global (DTG) n'est pas obligatoire dans tous les cas. Son caractère obligatoire dépend de certaines situations définies par la loi. Voici les précisions :
Cas où le DTG est obligatoire :
1. Mise en copropriété d’un immeuble de plus de 10 ans :
Si un propriétaire divise un immeuble de plus de 10 ans en lots pour le mettre en copropriété, la réalisation d’un DTG est obligatoire.
👉 Objectif : Évaluer l’état général de l’immeuble avant de créer une copropriété et informer les futurs copropriétaires.
2. Immeuble faisant l’objet d’une procédure pour insalubrité ou danger :
Si l’immeuble est visé par une procédure pour insalubrité (article L.1331-26 du Code de la santé publique) ou danger imminent (article L.511-2 du Code de la construction et de l'habitation), un DTG est obligatoire.
👉 Objectif : Identifier les travaux nécessaires pour réhabiliter ou sécuriser l’immeuble.
Cas où le DTG n’est pas obligatoire, mais peut être réalisé :
• Sur décision de l’assemblée générale des copropriétaires :
Les copropriétaires peuvent voter en assemblée générale pour réaliser un DTG, même si l’immeuble ne répond pas aux critères d’obligation.
👉 Objectif : Anticiper les besoins de travaux, mieux gérer l’entretien de l’immeuble, et améliorer sa performance énergétique.
En matière de Diagnostic Technique Global (DTG), le syndic de copropriété a plusieurs obligations légales envers les copropriétaires, définies dans le Code de la construction et de l'habitation et les textes relatifs à la gestion des copropriétés. Voici les principales obligations du syndic :
• Inscrire la question du DTG à l’ordre du jour des assemblées générales.
• Présenter et conserver le rapport DTG.
• Mettre en œuvre les préconisations liées au DTG, notamment via un plan pluriannuel de travaux.
• Respecter les obligations légales en cas de situation spécifique (mise en copropriété, insalubrité, etc.).
• Informer les copropriétaires et transmettre les informations nécessaires aux futurs acquéreurs.
• Majorité requise pour voter un DTG : Majorité simple de l’article 24.
• Exemple : Si 100 tantièmes sont représentés lors de l’assemblée, et que 51 tantièmes votent pour, le DTG est approuvé, même si 49 votent contre ou s’abstiennent.
• L’objectif est de faciliter la décision et d’encourager une meilleure gestion de l’immeuble.
Le DTG doit être réalisé par un professionnel qualifié et assuré, comme un architecte, un bureau d’études spécialisé ou un diagnostiqueur immobilier certifié. Il est essentiel de s’assurer que le professionnel choisi dispose des compétences techniques et juridiques nécessaires pour produire un diagnostic complet et fiable.
Le professionnel réalisant le DTG doit être polyvalent et compétent dans les domaines techniques, énergétiques, juridiques, et financiers. Cette combinaison de compétences garantit une évaluation fiable et complète de l’immeuble, essentielle pour aider les copropriétaires à prendre des décisions éclairées sur l’entretien et la rénovation de leur patrimoine.

Le professionnel réalisant un DTG doit fournir :
1. Certifications et qualifications professionnelles.
2. Preuve d’assurance responsabilité civile professionnelle.
3. Références ou attestations d’expérience.
4. Engagement de conformité aux normes réglementaires.
5. Rapport écrit détaillé et proposition initiale.
• Identité : Nom, prénom ou raison sociale, coordonnées.
• Qualifications : Certifications spécifiques, numéro d’accréditation.
• Assurance : Nom de l’assureur, numéro de police d’assurance, montant couvert.
• Date et signature : Date de réalisation et signature du diagnostiqueur.
• Engagements : Neutralité et conformité aux normes.
• Informations sur l’entreprise (si applicable).
La partie du DTG consacrée à l’analyse de l’état apparent des parties communes et équipements communs doit :
1. Décrire les éléments examinés (toiture, façades, réseaux, parties intérieures, etc.).
2. Évaluer leur état de conservation (usure, pathologies, dégradations).
3. Identifier les risques pour la sécurité et la pérennité.
4. Proposer des recommandations et une estimation des coûts des travaux nécessaires.
5. Documenter les observations avec des preuves visuelles (photos, croquis).
Cette analyse constitue une base essentielle pour les copropriétaires afin de planifier les travaux et garantir la bonne gestion de l’immeuble.

Dans cette partie, le DTG doit analyser :
1. Conformité aux normes de sécurité (incendie, électricité, ascenseurs).
2. Respect des obligations d’accessibilité pour les personnes à mobilité réduite.
3. Salubrité et hygiène (amiante, plomb, ventilation, gestion des eaux usées).
4. Conformité réglementaire (urbanisme, permis de construire, équipements).
5. Résultats des contrôles obligatoires (DPE, équipements techniques).
6. Préconisations pour rectifier les non-conformités, avec estimation des coûts.
• Caractéristiques thermiques et énergétiques du bâtiment.
• Consommations énergétiques et coût estimé.
• Émissions de GES et classement énergétique.
• Points faibles et déperditions énergétiques.
• Recommandations pour améliorer les performances énergétiques, avec estimation des impacts.
• Conformité aux obligations légales et réglementaires.
• Documentation jointe : DPE officiel et méthodologie utilisée.
• Identification des travaux nécessaires (conservation, conformité, énergie, urgence).
• Description détaillée de chaque intervention (nature, localisation, état initial).
• Échéancier des travaux avec priorisation.
• Estimation des coûts : global, par type de travaux, et par copropriétaire.
• Impact financier et possibilités de financement.
• Synthèse des recommandations et planification.
• Documents justificatifs (devis, études, photos).
