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Evolution du DPE au 1er janvier 2027

Publié le 14 Août 2026

À partir du 1er janvier 2027, le Diagnostic de Performance Énergétique va évoluer en France. L’objectif est d’adapter progressivement le DPE aux nouvelles exigences européennes sur la performance énergétique des bâtiments.

Il ne s’agit pas d’une refonte complète de la méthode de calcul. La méthode 3CL reste en place. En revanche, le contenu du DPE va être enrichi avec de nouvelles informations destinées à mieux décrire la performance réelle des logements et des bâtiments.

Parmi les principales nouveautés, le DPE devra désormais indiquer plus précisément la production d’énergie renouvelable réalisée directement sur le bâtiment ou à proximité. Cette production sera exprimée en kilowattheures et détaillée selon son origine : solaire photovoltaïque, solaire thermique ou autres sources renouvelables.

Le rapport indiquera également quelle part de la consommation totale d’énergie finale est couverte par ces énergies renouvelables.

Autre nouveauté : le DPE identifiera plus clairement la principale source d’énergie utilisée par le bâtiment, aussi bien en énergie primaire qu’en énergie finale. Cela permettra de mieux comprendre si le logement dépend principalement de l’électricité, du gaz, d’un réseau de chaleur ou d’une autre énergie.

Le futur DPE donnera aussi des informations supplémentaires sur les équipements de chauffage et de climatisation. Il comportera notamment une estimation de leur durée de vie restante.

Cette information pourra être particulièrement utile lors de l'achat d'un logement. Un système de chauffage encore fonctionnel mais proche de sa fin de vie pourra ainsi être plus facilement identifié et intégré dans les travaux à prévoir.

Deux nouveaux indicateurs, plus techniques, feront également leur apparition.

Le premier concernera la capacité du bâtiment à adapter sa consommation électrique en fonction de signaux extérieurs. L'objectif est notamment de savoir si certains équipements peuvent fonctionner de manière plus intelligente, par exemple en décalant leur consommation lorsque le réseau électrique est moins sollicité.

Le deuxième indicateur concernera les installations de chauffage. Il évaluera leur capacité à fonctionner à basse température, ce qui peut améliorer leur rendement et faciliter l'utilisation de systèmes performants comme certaines pompes à chaleur.

Ces nouvelles informations concerneront aussi bien les maisons individuelles que les logements situés dans des immeubles collectifs, qu'il s'agisse de bâtiments existants ou de constructions neuves.

Les énergies renouvelables vont également prendre une place beaucoup plus visible dans le DPE.

Pour les logements situés dans un immeuble collectif, une partie de la production renouvelable de l'ensemble du bâtiment pourra être affectée à chaque logement. Cette répartition sera notamment réalisée en fonction de la surface du logement par rapport à la surface totale du bâtiment.

Mais l'une des nouveautés les plus visibles sera certainement l'apparition d'une nouvelle mention : la mention A zéro, ou A0.

Cette mention permettra d'identifier les bâtiments considérés comme étant à émissions nulles.

Pour l'obtenir, plusieurs conditions devront être respectées.

Le bâtiment devra tout d'abord disposer d'un excellent niveau de performance énergétique et être classé A ou B.

Il devra ensuite utiliser uniquement certaines sources d'énergie compatibles avec l'objectif d'émissions nulles : des énergies renouvelables produites sur place ou à proximité, de l'électricité, ou encore un réseau de chaleur ou de froid répondant aux critères d'efficacité prévus par la réglementation.

En revanche, la présence d'un système de chauffage ou de production d'eau chaude sanitaire fonctionnant avec une énergie fossile empêchera l'obtention de cette mention.

Le A0 permettra donc de distinguer, parmi les logements déjà très performants, ceux qui répondent aux nouveaux critères européens des bâtiments à émissions nulles.

Le DPE 2027 apportera également davantage de précision dans la présentation des déperditions thermiques du bâtiment.

Le terme « ventilation » utilisé jusqu'à présent dans le schéma des déperditions sera remplacé par l'expression plus générale de renouvellement d'air.

Une distinction sera désormais faite entre les pertes thermiques réellement liées au système de ventilation et celles provenant de l'aération naturelle ou des défauts d'étanchéité à l'air du bâtiment.

Cette évolution permettra de mieux comprendre l'origine des pertes de chaleur et d'identifier plus précisément les améliorations possibles.

Au final, le DPE qui entrera en vigueur au 1er janvier 2027 sera donc plus détaillé.

Il donnera davantage d'informations sur les énergies renouvelables, les équipements de chauffage, la capacité du bâtiment à utiliser intelligemment l'énergie et les différentes sources de déperditions.

Avec l'apparition de la mention A0, il commencera également à intégrer une nouvelle notion appelée à prendre une importance croissante dans les prochaines années : celle du bâtiment à émissions nulles.

Pour les propriétaires, les acquéreurs, mais aussi pour les professionnels du diagnostic immobilier, le DPE deviendra ainsi un document encore plus complet pour comprendre non seulement la consommation énergétique d'un bâtiment, mais également son fonctionnement et sa capacité à évoluer vers un parc immobilier progressivement décarboné.

Evolution du DPE

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