Publié le 26 Août 2026
Le changement est désormais officiel. À compter du 1er janvier 2027, le coefficient de conversion de l’électricité utilisé pour le calcul du DPE et de l’audit énergétique passera de 1,9 à 1,7. Une évolution qui devrait permettre à environ 300 000 résidences principales de sortir des classes F et G, sans travaux.
L’arrêté du 19 août 2026 modifie les règles de calcul du DPE et de l’audit énergétique. Concrètement, 1 kWh d’électricité consommé sera désormais comptabilisé comme 1,7 kWh d’énergie primaire, contre 1,9 actuellement.
Cette nouvelle baisse vise notamment à mieux prendre en compte la place de l’électricité dans le mix énergétique français et à moins pénaliser les logements équipés d’un chauffage électrique ou d’une pompe à chaleur.
Le coefficient de conversion de l’électricité a fortement évolué ces dernières années. Longtemps fixé à 2,58, il était passé à 2,3 lors de la réforme du DPE de 2021, puis à 1,9 au 1er janvier 2026.
Avec son passage à 1,7 en 2027, près de 300 000 logements supplémentaires devraient quitter le statut de passoire énergétique. En cumulant les deux dernières baisses, près d’un million de logements pourraient ainsi sortir des classes F et G uniquement grâce à cette évolution de la méthode de calcul.
Cette modification devrait également réduire le nombre de logements soumis à l’audit énergétique réglementaire lors de leur mise en vente, puisque celui-ci concerne notamment les maisons individuelles et bâtiments en monopropriété classés parmi les catégories énergétiques les moins performantes.
Les propriétaires disposant d’un DPE ou d’un audit énergétique encore valide au 1er janvier 2027 n’auront pas besoin de refaire leur diagnostic.
Lorsque le nouveau coefficient modifie la classe énergétique du logement, il sera possible de télécharger gratuitement une attestation de nouvelle étiquette énergétique à partir du numéro du DPE ou de l’audit.
Cette attestation actualisera uniquement les étiquettes énergétiques. Les caractéristiques du bâtiment, les consommations calculées et les recommandations de travaux figurant dans le document d’origine resteront inchangées.
La durée de validité restera également celle du diagnostic initial.
Après la modification du calcul pour les petites surfaces et les baisses successives du coefficient de l’électricité, le nombre de logements classés F ou G continue donc de diminuer.
Cette évolution améliore particulièrement le classement de certains logements chauffés à l’électricité, mais elle ne correspond pas nécessairement à une réduction réelle de leur consommation ou à une amélioration physique du bâtiment.
Le DPE poursuit ainsi son évolution, avec une méthode de calcul qui cherche désormais à mieux refléter les orientations énergétiques françaises et la décarbonation progressive des usages dans le bâtiment.